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Présidentielles 2012 - L'Hebdo rigolo

Cette campagne présidentielle a donné naissance à de nombreuses critiques, celles visant Sarkozy , celles visant Hollande, celles visant Marine Le Pen, celles visant Jacques Cheminade … Bref, des critiques visant tous les candidats, même les plus petits.

Moi, cette campagne, je n'y ai pas compris grand chose. En fait, à un tel point que j'ai décidé de la comparer à quelque chose que je connaissait beaucoup mieux, et ça a fonctionné. La présidentielle est la musique. François Hollande sait très bien jouer de pleins d'instruments mais ne connait pas du tout le solfège, à un tel point que lorsqu'il devra passer l'examen final, il sera fichu. Trop tard, me diriez-vous, il est déjà élu !  Et vous aurez raison. Nicolas Sarkozy, lui, connait très bien le solfège, il nous l'a déjà prouvé, mais, pas de chance pour lui, il ne sait jouer que du pipeau. Marine Le Pen ne sait ni jouer d'un instrument ni les bases du solfège, c'est son père qui lui a tout appris, mais approximativement, il ne sait pas lire, normal, il est presque aveugle ( humour noir ! ). Jean Luc Mélenchon compte bien avoir une bonne note sans pour autant passer l'examen. Aucun intérêt pour lui, il ne veut pas faire de carrière de chanteur ni enseigner quoi que ce soit qui en ai un rapport direct ou indirect. C'est pour son image qu'il continue. D'autres n'ont aucune connaissance, mais essaient quand même par curiosité, même si pour certains, ça leur "fait chier". François Bayrou, lui essaie avec de très grandes convictions, et pourtant, il fallait pas s'en donner autant de mal.

Nicolas Sarkozy dit qu'il "sent monter la vague". Il a raison, cette vague a tellement monté, et tellement descendue qu'elle l'a complètement engloutie.

François Hollande se dit déjà président de la République mais dit que rien n'est joué. Cela m'est déjà arrivé d'entendre des propos contradictoires mais à ce point là, non !

Jean Luc Mélenchon utilise la méthode Couet et ressasse sans cesse la même chose à savoir qu'il ne s'attendait pas à être le troisième homme de l'élection présidentielle. Ce qui est complètement faux.

François Hollande a besoin de soutiens de Nicolas Sarkozy pour gagner la présidentielle, il ne l'a pas dit, mais a payé très cher Fadéla Amara et Martin Hirsch, tous ex soutiens de Nicolas Sarkozy.

Présidentielles 2012 - Rebondissements, surprises, ... bref, la routine, quoi !

La présidentielle n'a pas eu de grand rebondissements, n'a pas caché de surprenantes surprises comme les journalistes le prédisaient. En fait, elle a été ennuyeuse jusqu'au bout. Depuis le début, aucun sujet intéressant, aucun programme concret, aucune proposition alléchante : bref, on vote plus pour ne pas voir untel président que pour voir un autre l'être véritablement. C'est ce qu'on appelle un vote par défaut. Cela montre que cette élection présidentielle d'ailleurs toujours pas fini malgré le fait que certains connaissent déjà les résultats ( bizarre même le ministère de l'intérieur ne les connait pas ! ) ne plait qu'à très peu de personne. En fait, même pas aux hommes politiques. La caractéristique de cette élection présidentielle 2012 est l'anti-sarkozysme. Personne ne veut le même président pendant dix longues années et préfèrent donc le changement. Jean Luc Mélenchon a fait un très bas score à cause de cela indirectement car François Hollande en a tellement parlé que le vote révolutionnaire n'était plus Jean Luc Mélenchon mais Hollande lui-même.  La France est divisé en deux : d'un côté, les conservateurs, et de l'autre, les révolutionnaires. Qui gagnera la course ? A suivre ...

Grand jour pour grande polémique !

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Difficile de s'imaginer qu'il faille autant de précaution pour que les électeurs choisissent aussi mal leur président. Cela ne suggère aucune prise de position de ma part dans la vie politique. En revanche, on remarque que l'électorat de Nicolas Sarkozy de 2007 ne lui fait plus confiance et se disent trahis. Ils ont, semble-t-il donc, mal choisi leur chef. D'où la problématique suivante : L'égalité de temps de parole sert-il vraiment aux principaux candidats ? Et aux électeurs pour qu'ils fassent le bon choix ?
Tout d'abord, le fait que le temps de parole soit égal pour tous entraîne une médiatisation plus forte des petits candidats mais ne les favorise pas vraiment : les retombées médiatiques de Nicolas Sarkozy par exemple sont plus importante que celles de Nicolas Dupont Aignan, les journaux et les citations par des journalistes sont beaucoup plus importantes. Le CSA doit ainsi changer complètement et radicalement de méthode. Il faut qu'il comprenne que les inégalités persistent. Le choix ne sera de toute façon jamais véritablement récompensé pour tout le monde même pour ceux qui ont vu leur candidat se transformer en président. Le média le plus regardé au monde reste encore la télévision d'où la très grande exigence pour la surveillance. Le problème étant que Internet domine de plus en plus et risque de changer complètement le sort des candidats déjà en dévoilant avant 20 heures les estimations du premier tour. Cela ne risque pas de modifier la place d'untel ou d'un autre mais peut créer des tensions et certains candidats peuvent bien évidemment porter plainte contre cette surveillance trop indulgente sur Internet. Il faut dire que dans les débats et les interview, les employés du CSA montrent bien qu'ils surveillent et les sanctions, selon eux, "doivent être lourdes" ( jusqu'à 75 000 € pour diffusion des estimations ou d'un sondage, NDLR ). La stupidité et l'incohérence de cette loi et de cette sanction fait polémique et certains veulent une interdiction totale des sondages avant 20 heures. La aussi, la réponse est évidente : de grands instituts de sondages se sont mis d'accord pour ne pas diffuser leurs résultats avant l'heure fatidique. Pourquoi donc font-ils des sondages si ces derniers ne seront pas diffusés ? Parce qu'ils le seront, mais pas sur la télévision, sur Internet !

Ce véritable problème est complètement contradictoire : non seulement les résultats ne doivent pas être diffusés avant 20 heures par purs problèmes éthiques et moraux mais les sondeurs ont l'autorisation de connaître le point de vue des gens. Cherchez l'erreur.

Kadhafi, « L'affaire » polémique - Enquête

Le président Sarkozy avait soulevé la colère de nombreux Français en accueillant Kadhafi à l'Élysée en grande pompe à la fin de 2007, l'autorisant même à ériger sa tente dans les jardins du Palais présidentiel. Pourquoi traiter ainsi ce clown odieux? En cette fin de campagne présidentielle française, une explication émerge.

kadhafi2.jpgLe site de journalisme d'enquête français Médiapart a publié récemment un document qui suggère que Kadhafi a largement financé la campagne présidentielle de Sarkozy de 2007. On parle d'une somme d'environ 60 millions de dollars. Le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke enquête sur le dossier dans le cadre plus vaste d'irrégularités dans le financement des partis politiques français. Il a du pain sur la planche! Sarkozy nie avec véhémence les allégations: «S'il m'avait financé, alors je n'ai pas été très reconnaissant», a-t-il déclaré au sujet de Kadhafi.

Et pourtant… Rappelez-vous. Sarkozy a été lent à se mettre du côté des «printemps arabes». Ses ministres ont continué de fréquenter des hauts dirigeants des dictatures égyptiennes et tunisiennes bien après qu'il était devenu indécent de le faire. Quand les troubles ont pris de l'ampleur en Libye, Sarkozy a compris que c'était l'occasion ou jamais de se distancier du dictateur libyen et de se reconvertir en apologiste des révolutions arabes.

L'explication vaut encore plus si Kadhafi a été un de ses bailleurs de fonds. Il fallait faire quelque chose de vraiment spectaculaire pour effacer les soupçons et se faire pardonner ses accointances passées avec le dictateur lunatique. Avant même que le vote du Conseil de sécurité de l'ONU sur la question soit complété, des dizaines d'avions avaient décollé de bases en France en direction de la Libye. On leur doit d'avoir sauvé l'opposition libyenne en détruisant la colonne blindée qui s'apprêtait à prendre Benghazi sans défense où elle était réfugiée.

Ce ne serait pas la première fois que des présidents français, de droite comme de gauche, reçoivent du financement occulte de despotes africains assis sur des fortunes provenant du pétrole ou d'autres richesses naturelles. Lorsque j'étais correspondant à Paris dans les années 80, le journaliste d'enquête Pierre Péan avait révélé dans son livre-choc Affaires Africaines comment l'inénarrable Omar Bongo du Gabon avait financé François Mitterrand et le PS.

Il y a eu aussi la sombre histoire des «diamants de Bokassa» jamais complètement résolue. L'empereur erratique du Centre-Afrique aurait fait des cadeaux mirobolants au président Giscard d'Estaing (dont l'impératrice, disent des mauvaises langues). Pour éviter que l'affaire éclate, Giscard décide de renverser Bokassa. Des agents secrets du SDECE accompagnent les parachutistes qui s'emparent de son palais présidentiel pour y retirer toutes les preuves compromettantes pour Giscard avant que l'opposition puisse y avoir accès.

Pour en revenir à Sarkozy et à Bongo, un ancien conseiller du président Gabonais défunt, Mike Jocktane, a écrit l'année dernière dans un livre,  Le scandale des biens mal acquis, que Bongo avait aussi contribué à la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Jocktane parle d'un système bien rôdé. «Quand un homme politique français se rend au Gabon, on dit qu'il vient chercher sa mallette... Une part importante de ces dons a fini dans les poches des bénéficiaires. Il y a eu beaucoup d'enrichissement personnel.»

Il ajoute: «Les remises de mallettes effectuées dans le bureau du président étaient filmées par des caméras cachées. Tout était enregistré sur vidéo… l'un des moyens de pression de Libreville sur Paris.» Selon lui, c'est ce qui explique l'empressement avec lequel Sarkozy a reconnu l'élection frauduleuse d'Ali Bongo à la succession de son père en 2009.

Ces révélations suivaient celles d'un ancien conseiller de l'ombre de plusieurs présidents français pour l'Afrique, Robert Bourgi, qui affirmait avoir remis 20 millions de dollars  au président Jacques Chirac et à son Premier ministre, Dominique de Villepin de la part de présidents africains.

En échange de ces dons, les dictateurs amis de la France comptent sur elle pour envoyer des parachutistes les tirer d'affaire si jamais les choses tournent mal. Dans le cas de Kadhafi et de Bokassa, Sarkozy et Giscard ont plutôt choisi l'option inverse.

Chronique - Les pourparlers sur le nucléaire iranien vont bien : Israël est en furie

Après d'intenses négociations à Istanbul, les participants parlaient de « l'atmosphère plus positive dans près d'une décennie » qui permettait de préparer « des propositions concrètes pour sortir de l'impasse » la question du nucléaire iranien. C’en était trop pour le premier ministre Netanyahu, l’homme qui veut absolument provoquer une guerre avec l’Iran et peut-être déclencher une catastrophe économique et une guerre mondiale. Il s’est permis une colère publique contre ces fauteurs de paix du P5 +1 * qui osent mener des pourparlers avec ce pays. Et l'Iran qui accroit la rage israélienne en assouplissant considérablement son approche. Téhéran laisse entendre que le niveau d'enrichissement d’uranium est dorénavant ouvert à la discussion.    Netanyahu considère que la décision de tenir une deuxième série de discussion en mai constitue un « cadeau » qui permet à l’Iran de poursuivre son programme d’enrichissement d’uranium à des fins civiles. Israël n’en veut pas. Un point, c’est tout.

Israël, la seule puissance nucléaire de la région,  veut absolument maintenir son monopole qui lui permet d’imposer ses volontés à ses voisins.  L’état juif ne redoute rien de plus qu’un éventuel équilibre de la terreur qui rendrait toute menace de guerre et toute guerre impossible au Moyen-Orient. Négocier d’égal à égal avec les musulmans protégés par un parapluie nucléaire? Jamais. C’en serait fini des colonies de peuplement en Cisjordanie et de la délimitation unilatérale des frontières.  Sur cette question, les Israéliens soutiennent massivement leur premier ministre qui demande non seulement que les Iraniens cessent leur recherche nucléaire mais qu’ils démentèlent immédiat de leurs installations d’enrichissement d’uranium. 

Le président américain ne veut pas de guerre avec l’Iran. Pas plus que ses généraux au Pentagone. Mais, particulièrement en cette année électorale, Obama n’a pas le choix. Il doit faire ce qu’exigent ses plus importants bailleurs de fonds qui se recrutent parmi les membres du lobby israélien. Il doit non seulement se soumettre aux diktats d’Israël qui sont contraires aux intérêts américains, mais il doit le faire haut et fort.  Contrairement aux autres pays du P5+1, Obama ne pouvait même pas manifester de satisfaction devant la tournure positive des négociations. Il a plutôt minimisé leur importance soulignant qu’il n’avait pas l’intention de donner plus de marge de manœuvre à l’Iran. Pour bien démonter sa docilité vis-à-vis de ceux qui le financent, il a même promis que des sanctions encore plus sévères allaient frapper Téhéran dans un proche avenir.

Pour maintenir le climat de tensions, moins de 24 heures après l’ajournement des pourparlers, la principale chaine de télévision israélienne a diffusé un reportage sur les préparatifs d’attaque contre l’Iran. On y entendait des pilotes israéliens dire qu’ils se préparaient à cette attaque qui allait suivre rapidement l’échec des pourparlers du P5 +1 de mai prochain. Les pilotes dénonçaient la Russie pour avoir fourni à l’Iran des équipements qui allaient rendre leur mission plus périlleuse. Quel culot ces Russes quand même, vendre aux Iraniens des systèmes défensifs sans d’abord avoir obtenu l’autorisation d’Israël. Les États-Unis eux demandent toujours la permission à Israël avant de vendre des armes aux Arabes, même si Washington s’assure qu’elles sont de qualité moindre que celles vendues à Tel-Aviv.

La relation entre Israël et les États-Unis est unique dans l’histoire universelle. Jamais un État impérial n’a été soumis à ce point à un de ses États clients. L’illustration parfaite de l’expression américaine : The tail wags the dog.

* Il s’agit des 5 membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU ( France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, États-Unis) plus l’Allemagne.

Hollande vs Sarkozy ... ou pas !

Meeting de Nicolas Sarkozy et de François Hollande en même temps. No comment.
Qui avait dit que les deux "présidentiables" se font la guerre en duel et oublient complètement les autres candidats pour sous-entendre que le premier tour est déjà fait avant d'avoir commencé ? Personne, j'espère ! On n'entend parler que d'eux, même pendant les deux semaines d'équité de temps de parole des candidats à l'élection présidentielles car les interviews de Philipe Poutou ou de Nicolas Dupont Aignant se font très souvent pendant les heures de faibles écoutes, ainsi les chaînes de télévision ne perdent  pas beaucoup d'audience.

Qui avait dit que cette élection sera bien meilleure que celle de 2007 car les candidats se battront et argumenteront leurs idées ? Personne, j'espère ! La guerre des chiffres et les pics lancés par les candidats, les ripostes transforment les meetings en véritables show à l'américaine, à celui qui fera le plus rire la foule toujours plus grande. Ce ne sont plus les idées qui font les élections mais les candidats, leur charisme ( s'ils en ont ! ), leur posture, leur image de président. Ainsi, certains diront que Nicolas Sarkozy a plus d'expérience, plus de talent, plus de présence, et même plus d'humour. Ne votons pas pour un candidat parce que ses idées nous plaisent, nous intéressent ? Ne votons pas pour un candidat qui a les mêmes opinions, les mêmes convictions ? Ce jeu de chiffres, de présence dans les médias, et autre nous prouvent le contraire : la population française est en effet plus intéressé à l'humour et au divertissement qu'à celui qui va nous diriger. Malheur !

Tout cela se confirme par une très forte abstention ( "abstention record"  affirment les médias comme s'ils avaient les chiffres précis ) qui risque de nuire terriblement  à François Hollande, le favoris se retrouve ainsi avec des électeurs qui préféreront partir en vacances et attendre le second tour pour voter, grave erreur. Cette abstention favorise seulement deux candidats : Jean Luc Mélenchon et Nicolas Sarkozy. Ces derniers se placent en challengers potentiels, cela leur permet de ne pas être victime de l'abstention ( la peur de ne pas voir son candidat favoris au second tour alimente le vote de masse ). C'est pour cela que certains hommes politiques martèlent que les sondages sont faussés par de nombreux facteurs, et ils ont raison.

Vous l'avez sans doute compris : la campagne est loin d'être fini et nous réserve semble-t-il de nombreuses surprises qui risquent de changer la France en peu de temps. En attendant, votez ! Et faites le bon choix !

Bayrou, l'homme du centre par excellence !

Bayrou, candidat du centre de tous les points de vue ( ni de droite, ni de gauche, 5e homme  de la présidentielle selon les sondages ) n'arrive pas à convaincre l'électorat français comme ci sa détermination et sa confiance en soi qui est revenu grâce à son score en 2007 ne servaient strictement à rien. Dénigré, comparé à Eva Joly, il ne cesse d'être l'acteur principal de nombreuses critiques. Pourtant, au final, comme il finit pas le répéter régulièrement, il est le seul qui a prédit non seulement la crise financière mais en plus la crise de la dette ( il est fort ce Bayrou ! ). Personne ne se rend compte de son talent de voyeurisme ! ( ou de voyance, je voulais dire ! ).  

Il est devenu le bouc émissaire de la politique française. Nicolas Sarkozy et François Hollande se donnent donc à coeur joie de le descendre au possible mais sans que ça se voient ( l'électorat de François Bayrou se divise vraiment en deux : ceux qui voteront pour Sarkozy et ceux qui voteront pour Hollande au second tour ). Son but était en partie de devenir président de la République, mais il  ne s'est pas présenté que pour cela : il veut faire partager ses idées et que le prochain président fasse certaines réformes comme le fameux "produire en France" ! Pour cela, il demande de partager ses idées en échange de ses voix. Malheureusement, il en a pas beaucoup et cette offre n'est pas exceptionnelle, même Jean Luc Mélenchon fait mieux.

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