Bayrou ne veut pas de «sectarisme» au PS - Libération.fr

  • Par prodduck
  • Le 2012-05-28 12:42:49
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Le leader du MoDem est en difficulté dans sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques face à un candidat PS et un UMP.

Le président du MoDem, François Bayrou, en difficulté pour les législatives face à des candidats UMP et PS, a estimé lundi que si le PS répondait à son vote pour François Hollande à la présidentielle par «du sectarisme et des intérêts d’appareil, la France se s’en sortira pas».

«J’ai fait un choix qui a été regardé par tout le monde comme un choix sans précédent. C’est la première fois qu’un responsable politique du centre dit: cette ligne que vous essayez de tracer entre les Français comme un mur infranchissable, cette ligne-là, nous devons la franchir», a expliqué sur France Inter M. Bayrou, à propos de son vote pour François Hollande à la présidentielle.

«Et j’ai fait un pas, tendu la main au-dessus de cette ligne pour une raison certaine, c’est que nous n’arriverons pas à nous sortir de la crise si nous ne sommes pas en mesure de travailler ensemble entre Français. Si c’est une majorité coupée en deux avec en face, une opposition agressive décidée à la faire perdre, alors c’est le pays qui va s’enfoncer», a-t-il expliqué.

«Alors, à ce choix sans précédent dont on voit bien qu’il est difficile, si on ne répond que par du sectarisme, que par les intérêts d’appareil, alors on est sûr que la France ne s’en sortira pas et la majorité actuelle, moins encore», a-t-il prévenu.

Interrogé sur sa situation dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques où plusieurs sondages le donnent battu par le PS, François Bayrou a reconnu que l'«équation politique (n'était) pas facile».

«Une partie de l'électorat de droite, que je connais bien et parmi lequel je compte des amis, a été profondément choqué par le fait que je vote François Hollande. Il y a eu une émotion et un choc», a-t-il constaté.

«Mais, il y a en même temps une réflexion qui est en train de se faire sur deux questions: pourquoi l’a-t-il fait et surtout, quel genre de député voulons-nous?

«Qui pourra nous défendre, monter au créneau, aura le courage d’affronter les puissants? Et, ils savent bien que je n’ai jamais manqué de ce courage-là, y compris pour faire bouger les lignes», a-t-il fait valoir.

Revenant sur les raisons de son choix, M. Bayrou a rappelé s'être déterminé «en conscience» autour de l’idée que la France «ne pouvait s’enfoncer dans les divisions autour de sujets brûlants, l’obsession de l’immigration et de l’islam», sur lesquels s’est «focalisée la campagne de Nicolas Sarkozy».

«Je voudrais maintenant que l’on regarde l’avenir et je suis sûr que chacun des électeurs de la circonscription va le faire. Chacun sait ce qui va se produire en France et les forces dont on va avoir besoin pour que le pays sorte de cet affaiblissement. C’est en fonction de cette réflexion-là, qu’ils feront leur choix et je suis sûr qu’ils le feront dans le bon sens», a-t-il conclu.

(AFP)

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