élection

Grand jour pour grande polémique !

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Difficile de s'imaginer qu'il faille autant de précaution pour que les électeurs choisissent aussi mal leur président. Cela ne suggère aucune prise de position de ma part dans la vie politique. En revanche, on remarque que l'électorat de Nicolas Sarkozy de 2007 ne lui fait plus confiance et se disent trahis. Ils ont, semble-t-il donc, mal choisi leur chef. D'où la problématique suivante : L'égalité de temps de parole sert-il vraiment aux principaux candidats ? Et aux électeurs pour qu'ils fassent le bon choix ?
Tout d'abord, le fait que le temps de parole soit égal pour tous entraîne une médiatisation plus forte des petits candidats mais ne les favorise pas vraiment : les retombées médiatiques de Nicolas Sarkozy par exemple sont plus importante que celles de Nicolas Dupont Aignan, les journaux et les citations par des journalistes sont beaucoup plus importantes. Le CSA doit ainsi changer complètement et radicalement de méthode. Il faut qu'il comprenne que les inégalités persistent. Le choix ne sera de toute façon jamais véritablement récompensé pour tout le monde même pour ceux qui ont vu leur candidat se transformer en président. Le média le plus regardé au monde reste encore la télévision d'où la très grande exigence pour la surveillance. Le problème étant que Internet domine de plus en plus et risque de changer complètement le sort des candidats déjà en dévoilant avant 20 heures les estimations du premier tour. Cela ne risque pas de modifier la place d'untel ou d'un autre mais peut créer des tensions et certains candidats peuvent bien évidemment porter plainte contre cette surveillance trop indulgente sur Internet. Il faut dire que dans les débats et les interview, les employés du CSA montrent bien qu'ils surveillent et les sanctions, selon eux, "doivent être lourdes" ( jusqu'à 75 000 € pour diffusion des estimations ou d'un sondage, NDLR ). La stupidité et l'incohérence de cette loi et de cette sanction fait polémique et certains veulent une interdiction totale des sondages avant 20 heures. La aussi, la réponse est évidente : de grands instituts de sondages se sont mis d'accord pour ne pas diffuser leurs résultats avant l'heure fatidique. Pourquoi donc font-ils des sondages si ces derniers ne seront pas diffusés ? Parce qu'ils le seront, mais pas sur la télévision, sur Internet !

Ce véritable problème est complètement contradictoire : non seulement les résultats ne doivent pas être diffusés avant 20 heures par purs problèmes éthiques et moraux mais les sondeurs ont l'autorisation de connaître le point de vue des gens. Cherchez l'erreur.

Vote utile, vote révolutionnaire, ou calculé ? - Reflexions

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La présidentielle a commencé véritablement depuis un mois environ et déjà, les polémiques, les réutilisations de faits divers, les coups-bas, ou encore les attaques droite-gauche s'entremelent dans meetings, débats, émissions politiques, ou encore dans les résidences chaque jour. Les intellectuels avancent que les individus de basse classe ne pensent pas par eux-mêmes mais par l'intermédiaire des médias et les ouvriers, agriculteurs, conducteurs ( la classe populaire, quoi ), voient dans le jeu des candidats un mépris, une trahison, ou tout comme. Doit-on croire l'intellectuel qui pense par lui-même et qui suit la politique parce qu'il y est engagé ou peut-on comprendre la classe populaire de ne pas s'intéresser à la politique, car pour eux, les projets, les promesses, les programmes des candidats sont tout simplement incompréhensible ? Ces deux propositions sont-elles compatibles dans la société française actuelle ?

L'électorat de Nicolas Sarkozy par exemple est majoritairement des personnalités politiques, des intellectuels car ceux-ci ont des revenus importants et considèrent que la France ne peut se passer des riches ( car eux-mêmes sont riches ). Ils voient donc dans la fameuse proposition de François Hollande, à savoir de taxer 75% des revenus supérieurs à un million d'euros par an, un mensonge car proposition impossible. C'est pou cela que Nicolas Sarkozy en candidat populaire a fait particulièrement rire la majorité des français, personne n'y a cru, même François Hollande a plus de crédibilité, c'est dire. D'ailleurs, le président-candidat a tout de suite cangé de stratégie comprenant que celle-ci ne fonctionnerait de toute façon pas.

L'électorat de François Hollande, lui, est plus majoritairement populaire, car, avec ses propositions anti-riches ( dont celle des 75% ), il fait comprendre à la basse classe qu'il pense à lui ( pensée cachée : "Ne votez surtout pas François Bayrou ). Cela lui permet d'être favoris dans les sondages et récupérer même le vote populaire de Marine Le Pen ( de Marine Le Pen !!! d'extrême-droite !!! ). On comprend en tout cas que sa sur-exposition dans les médias fonctionne puisque malgré que son score stagne, il garde son électorat du peuple et ça, c'est mieux que tout pour lui.

L'électorat de Marine Le Pen est aussi populaire que celui de François Hollande mais ne succombe pas au charme du candidat favoris. Pourquoi ? "Parce que les propositions ne sont pas du tout crédibles." Ils ne sont pas non plus séduis par Nicolas Sarkozy car ils sont déçu de lui, "ils se sentent trahis par lui au travers de son quinquennat".  Si on résume, l'électorat de la candidate d'extrême droite est anti-sarkozyste mais tout de même conservatisme car il reste tout de même de droite, pire, d'extrême droite.

L'électorat de jean Luc Mélenchon est lui plus facile à analyser : il est simplement révolutionnaire et conquis par son humour et par ses idées. Ce sont majoritairement des jeunes, malgré le fait que Jean Luc Mélenchon séduit vraiment tout le monde, vieux et jeunes, et même dans la tranche d'âge du milieu.

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