Sarkozy

Kadhafi, « L'affaire » polémique - Enquête

Le président Sarkozy avait soulevé la colère de nombreux Français en accueillant Kadhafi à l'Élysée en grande pompe à la fin de 2007, l'autorisant même à ériger sa tente dans les jardins du Palais présidentiel. Pourquoi traiter ainsi ce clown odieux? En cette fin de campagne présidentielle française, une explication émerge.

kadhafi2.jpgLe site de journalisme d'enquête français Médiapart a publié récemment un document qui suggère que Kadhafi a largement financé la campagne présidentielle de Sarkozy de 2007. On parle d'une somme d'environ 60 millions de dollars. Le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke enquête sur le dossier dans le cadre plus vaste d'irrégularités dans le financement des partis politiques français. Il a du pain sur la planche! Sarkozy nie avec véhémence les allégations: «S'il m'avait financé, alors je n'ai pas été très reconnaissant», a-t-il déclaré au sujet de Kadhafi.

Et pourtant… Rappelez-vous. Sarkozy a été lent à se mettre du côté des «printemps arabes». Ses ministres ont continué de fréquenter des hauts dirigeants des dictatures égyptiennes et tunisiennes bien après qu'il était devenu indécent de le faire. Quand les troubles ont pris de l'ampleur en Libye, Sarkozy a compris que c'était l'occasion ou jamais de se distancier du dictateur libyen et de se reconvertir en apologiste des révolutions arabes.

L'explication vaut encore plus si Kadhafi a été un de ses bailleurs de fonds. Il fallait faire quelque chose de vraiment spectaculaire pour effacer les soupçons et se faire pardonner ses accointances passées avec le dictateur lunatique. Avant même que le vote du Conseil de sécurité de l'ONU sur la question soit complété, des dizaines d'avions avaient décollé de bases en France en direction de la Libye. On leur doit d'avoir sauvé l'opposition libyenne en détruisant la colonne blindée qui s'apprêtait à prendre Benghazi sans défense où elle était réfugiée.

Ce ne serait pas la première fois que des présidents français, de droite comme de gauche, reçoivent du financement occulte de despotes africains assis sur des fortunes provenant du pétrole ou d'autres richesses naturelles. Lorsque j'étais correspondant à Paris dans les années 80, le journaliste d'enquête Pierre Péan avait révélé dans son livre-choc Affaires Africaines comment l'inénarrable Omar Bongo du Gabon avait financé François Mitterrand et le PS.

Il y a eu aussi la sombre histoire des «diamants de Bokassa» jamais complètement résolue. L'empereur erratique du Centre-Afrique aurait fait des cadeaux mirobolants au président Giscard d'Estaing (dont l'impératrice, disent des mauvaises langues). Pour éviter que l'affaire éclate, Giscard décide de renverser Bokassa. Des agents secrets du SDECE accompagnent les parachutistes qui s'emparent de son palais présidentiel pour y retirer toutes les preuves compromettantes pour Giscard avant que l'opposition puisse y avoir accès.

Pour en revenir à Sarkozy et à Bongo, un ancien conseiller du président Gabonais défunt, Mike Jocktane, a écrit l'année dernière dans un livre,  Le scandale des biens mal acquis, que Bongo avait aussi contribué à la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Jocktane parle d'un système bien rôdé. «Quand un homme politique français se rend au Gabon, on dit qu'il vient chercher sa mallette... Une part importante de ces dons a fini dans les poches des bénéficiaires. Il y a eu beaucoup d'enrichissement personnel.»

Il ajoute: «Les remises de mallettes effectuées dans le bureau du président étaient filmées par des caméras cachées. Tout était enregistré sur vidéo… l'un des moyens de pression de Libreville sur Paris.» Selon lui, c'est ce qui explique l'empressement avec lequel Sarkozy a reconnu l'élection frauduleuse d'Ali Bongo à la succession de son père en 2009.

Ces révélations suivaient celles d'un ancien conseiller de l'ombre de plusieurs présidents français pour l'Afrique, Robert Bourgi, qui affirmait avoir remis 20 millions de dollars  au président Jacques Chirac et à son Premier ministre, Dominique de Villepin de la part de présidents africains.

En échange de ces dons, les dictateurs amis de la France comptent sur elle pour envoyer des parachutistes les tirer d'affaire si jamais les choses tournent mal. Dans le cas de Kadhafi et de Bokassa, Sarkozy et Giscard ont plutôt choisi l'option inverse.

Bayrou, l'homme du centre par excellence !

Bayrou, candidat du centre de tous les points de vue ( ni de droite, ni de gauche, 5e homme  de la présidentielle selon les sondages ) n'arrive pas à convaincre l'électorat français comme ci sa détermination et sa confiance en soi qui est revenu grâce à son score en 2007 ne servaient strictement à rien. Dénigré, comparé à Eva Joly, il ne cesse d'être l'acteur principal de nombreuses critiques. Pourtant, au final, comme il finit pas le répéter régulièrement, il est le seul qui a prédit non seulement la crise financière mais en plus la crise de la dette ( il est fort ce Bayrou ! ). Personne ne se rend compte de son talent de voyeurisme ! ( ou de voyance, je voulais dire ! ).  

Il est devenu le bouc émissaire de la politique française. Nicolas Sarkozy et François Hollande se donnent donc à coeur joie de le descendre au possible mais sans que ça se voient ( l'électorat de François Bayrou se divise vraiment en deux : ceux qui voteront pour Sarkozy et ceux qui voteront pour Hollande au second tour ). Son but était en partie de devenir président de la République, mais il  ne s'est pas présenté que pour cela : il veut faire partager ses idées et que le prochain président fasse certaines réformes comme le fameux "produire en France" ! Pour cela, il demande de partager ses idées en échange de ses voix. Malheureusement, il en a pas beaucoup et cette offre n'est pas exceptionnelle, même Jean Luc Mélenchon fait mieux.

Vote utile, vote révolutionnaire, ou calculé ? - Reflexions

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La présidentielle a commencé véritablement depuis un mois environ et déjà, les polémiques, les réutilisations de faits divers, les coups-bas, ou encore les attaques droite-gauche s'entremelent dans meetings, débats, émissions politiques, ou encore dans les résidences chaque jour. Les intellectuels avancent que les individus de basse classe ne pensent pas par eux-mêmes mais par l'intermédiaire des médias et les ouvriers, agriculteurs, conducteurs ( la classe populaire, quoi ), voient dans le jeu des candidats un mépris, une trahison, ou tout comme. Doit-on croire l'intellectuel qui pense par lui-même et qui suit la politique parce qu'il y est engagé ou peut-on comprendre la classe populaire de ne pas s'intéresser à la politique, car pour eux, les projets, les promesses, les programmes des candidats sont tout simplement incompréhensible ? Ces deux propositions sont-elles compatibles dans la société française actuelle ?

L'électorat de Nicolas Sarkozy par exemple est majoritairement des personnalités politiques, des intellectuels car ceux-ci ont des revenus importants et considèrent que la France ne peut se passer des riches ( car eux-mêmes sont riches ). Ils voient donc dans la fameuse proposition de François Hollande, à savoir de taxer 75% des revenus supérieurs à un million d'euros par an, un mensonge car proposition impossible. C'est pou cela que Nicolas Sarkozy en candidat populaire a fait particulièrement rire la majorité des français, personne n'y a cru, même François Hollande a plus de crédibilité, c'est dire. D'ailleurs, le président-candidat a tout de suite cangé de stratégie comprenant que celle-ci ne fonctionnerait de toute façon pas.

L'électorat de François Hollande, lui, est plus majoritairement populaire, car, avec ses propositions anti-riches ( dont celle des 75% ), il fait comprendre à la basse classe qu'il pense à lui ( pensée cachée : "Ne votez surtout pas François Bayrou ). Cela lui permet d'être favoris dans les sondages et récupérer même le vote populaire de Marine Le Pen ( de Marine Le Pen !!! d'extrême-droite !!! ). On comprend en tout cas que sa sur-exposition dans les médias fonctionne puisque malgré que son score stagne, il garde son électorat du peuple et ça, c'est mieux que tout pour lui.

L'électorat de Marine Le Pen est aussi populaire que celui de François Hollande mais ne succombe pas au charme du candidat favoris. Pourquoi ? "Parce que les propositions ne sont pas du tout crédibles." Ils ne sont pas non plus séduis par Nicolas Sarkozy car ils sont déçu de lui, "ils se sentent trahis par lui au travers de son quinquennat".  Si on résume, l'électorat de la candidate d'extrême droite est anti-sarkozyste mais tout de même conservatisme car il reste tout de même de droite, pire, d'extrême droite.

L'électorat de jean Luc Mélenchon est lui plus facile à analyser : il est simplement révolutionnaire et conquis par son humour et par ses idées. Ce sont majoritairement des jeunes, malgré le fait que Jean Luc Mélenchon séduit vraiment tout le monde, vieux et jeunes, et même dans la tranche d'âge du milieu.

Il était une fois ... La gaffe de Sarkozy !

Nicolas Sarkozy nous a bien fait rire avec cette erreur énorme sur un domaine tragique ( la situation de la jeune reporter en Syrie ). Comment aurait-il pu être mal informé ? Le pouvoir en Syrie n'a tout de même pas pu changer d'avis ou pire, filtrer des informations ?  En tout cas, Le Figaro nous a donné plu d'informationà propos de cela ( ou pas ) en écrivant : "Le président du Conseil national syrien (CNS), principale formation d'opposition, Burhan Ghalioun a assuré jeudi que la journaliste française Edith Bouvier, blessée et vraisemblablement bloquée dans la ville de Homs, se trouvait la veille «dans un endroit protégé». «Je ne sais pas aujourd'hui si elle est toujours dans un endroit protégé», a-t-il toutefois précisé." ( Voir l'article ici ) On remarque que les bombardements continuent et l'assaut de l'armée Syrienne ne fait que commencer. On en sait en tout cas plus sur les circonstance de sa blessure : "La journaliste a été grièvement blessée le 22 février lors d'un bombardement qui a coûté la vie à la journaliste du Sunday Times Marie Colvin et au photographe français Rémi Ochlik."

 

En revanche, nous ne savons rien de plus sur l'Etat de la jeune journaliste, même le Figaro n'en sait pas plus ( c'est dans ce journal que Edith Bouvier travaillait ). Le président, en tout cas, a bien raté le coup de maître qu'il avait sans doute préparé. Imaginez que les informations données par le président-candidat ( et surtout candidat ) s'avéraient vraies : La France de Nicolas Sarkozy libère une prisonnière, le président savait comment réagir, même dans l'urgence. Mais, sa précipitation sans doute due à son caractère lui a trop rapidement fait dire des mots qui n'étaient pas appropriés à la réalité actuelle. Autant dire que pour avancer dans la campagne bien amorcée avec des critiques régulières sur le Fouquet's ou sa croisière, il faudra avoir un programme d'enfer et une force incroyable. Il ne faut pas avoir peur car sa tenacité va lui permettre de devenir président, il a,  semble-t-il, simplement besoin du réconfort du peuple ( et aussi de ces voix ). "J'ai besoin de vous, du peuple" nous a-t-il martelé à son meeting.

Edito - Droite ou extrême droite ?

 

Que de rebondissements dans cette campagne présidentielle ! Entre les clivages gauche - droite ( Les pics lancés par François Hollande et relancés par Nicolas Sarkozy au cours de meetings présidentiels ), entre les clivages extrême gauche et extrême droite ( Dans "des paroles et des actes", le "duel" Marine Le Pen - Jean Luc Mélenchon ), on ne sait plus vraiment où mettre la tête. On n'est pas les seuls même les candidats ne comprennent plus rien.

  • Nicolas Sarkozy préfère se mettre à la place de Marine Le Pen pour gagner ses électeurs. Exemples ? Il s'intéresse actuellement à l'immigration ( comme le montre son interview sur RTL ), il s'intéresse aux ouvriers et à la classe populaire ( 65% des agriculteurs votent pour lui selon un sondage IFOP pour Le Parisien et Aujourd'hui en France ), il s'intéresse à la remise en question de l'euro ( il faut savoir que ce projet est très populaire et une grande partie des électeurs de Marine Le Pen vote pour elle rien que pour cela ), et enfin, il s'intéresse aux vraies valeurs de la France ( comme le montre une étude des mots de Nicolas Sarkozy lors d'un meeting par le Parisien - "France" et "Valeurs" en sont les principaux ). Son intérêt est le suivant : faire que sa courbe des sondages au premier tour se croise avec celle de François Hollande. On a vraiment l'impression que cela fonctionne puisque un plus grand nombre d'individus votent pour Sarkozy et les fameuses "60 réformes de François Hollande" séduisent de moins en moins de monde. La campagne ne fait que commencer puisque qu'il reste encore environ 60 jours. On constate donc que Sarkozy est plus à droite qu'il ne l'était avant, que Hollande cherche à devenir plus à gauche qu'il ne l'était avant, le terrain est donc libre pour Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon d'où un score en hausse pour les deux candidats de l'extrême.

 

  • Vous n'avez pas l'impression que nous sommes actuellement comme envahis par des chiffres, des nombres, des sondages, des probabilités de réélection … comme si nous retournions à l'école ? Ces chiffres qui nous mènent à rien en majorité ( Le pourcentage de mensonges ?!! ) , qui sont assez relatifs, assez subjectifs ( Le pourcentage de mensonges ?!! ) nous captivent énormément. Tout cela permet aux média de nous embrouiller. Nous ne comprenons pas tout et la seule technique pour comprendre est de réécouter les meetings des candidats. Nous regardons les débats et lisons des journaux qui nous laissent leur avis et nous procédons sans le savoir à un lavage de cerveau pour être plus facilement manipulable. Nous ne pensons plus par nous-même et certains candidats ont compris cette tendance et parlent avec des mots faciles, compréhensibles pour toucher les gens du peuple, n'ayant pas de capacité de réflexion ( sans être méchant, bien sûr ! ) : Marine Le Pen par exemple. Au fur et à mesure du temps, nous ressemblons au candidat que l'on a beaucoup entendu : Marine Le Pen. Nous devenons donc racistes. Elle a été intelligente sur ce coup-là, la Marine ; faire la victime avec ces parrainages pour que l'on écoute plus ses discours. Comprenant la gravité de la situation, Sarkozy décide de prendre les choses en main : récupérer l'électorat de Marine Le Pen et cela fonctionne.  Il devient pour cela, plus extrémiste !

 

Enfin, vous pouvez quand même lire Actuhebdo, c'est un blog, et un blog n'a jamais fait de mal à personne !!!

Marine Le Pen adresse un carton rouge à Nicolas Sarkozy - Le Parisien

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Lors de la convention présidentielle du à Lille (Nord) ce dimanche, a appelé à sanctionner le sortant Nicolas Sarkozy - qui tenait au même moment son premier grand meeting à Marseille (Bouches-du-Rhône)- dès le premier tour : «Mettez un carton rouge, expulsez-le définitivement du terrain».

Les 2 000 militants présents et Marine Le Pen ont alors chacun brandi un carton rouge. Electrisée, la foule a scandé «Dehors ! Dehors ! Dehors !» devant les caméras.

Marine Le Pen était entrée sur le podium peu avant, le visage éclairé d'un large sourire, bras ouverts comme pour embrasser la foule présente. « Vive la France, vive la Nation» : la candidate frontiste a débuté son discours comme elle a l'habitude de finir ses interventions. Devant un auditoire conquis, elle a également appelé «à la solidarité entre les nations contre la mondialisation».

Sarkozy, «le candidat de la France morte»
Dans un discours d'un peu moins d'une heure, «la candidate de la Nation» s'en est pris à Nicolas Sarkozy et François Hollande, «les deux préposés au recouvrement des créances bancaires» de la dette française. La fille cadette de Jean-Marie Le Pen a ensuite ironisé sur le «candidat du peuple» Nicolas Sarkozy, dont la stratégie serait «plus c'est gros, plus ça passe». D'après elle, le candidat socialiste François Hollande a le mérite de «dire la vérité» en disant que le système bancaire mondial n'a rien à craindre de la candidature du Parti socialiste.

Portée par les réactions de ses sympathisants, elle a dénoncé la rigueur, «cette servitude, la prison pour dette» qui touche les Français. Son père Jean-Marie, assis au premier rang, souriait à ses formules.

Elle maintient ses propos sur la viande halal
Prenant pour cible les «islamistes radicaux», la candidate, en baisse dans les récents sondages, a réitéré ses propos tenus samedi sur la viande halal et «ces abattoirs d'Ile-de-France (qui) se sont soumis à une règle imposée par une minorité». Dimanche, les professionnels de la filière ont démenti les accusations de la candidate du FN.

Se voulant rassembleuse, la figure de proue frontiste a évoqué «les fils de France» et expliqué sous les applaudissements de l'assistance qu'«il n'y a(avait) pas de différence entre un Français de souche et un Français d'origine étrangère».

Nicolas Sarkozy révèle sa «France forte» - 20 Minutes

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PRESIDENTIELLE - Au cours de son premier grand meeting à Marseille, le président-candidat a martelé ses valeurs et a ouvert la voie à l'introduction de la proportionnelle aux législatives...

Il y avait tout: l’appel au peuple, leitmotiv du candidat, la surprise, avec la proposition d’introduire une part de proportionnelle aux législatives, un discours musclé sur les valeurs, un soupçon d’intimité et une bonne dose d’ironie grinçante sur le candidat socialiste dont il n’a pas prononcé le nom. Devant les 15.000 militants annoncés par l’UMP, Nicolas Sarkozy a fait de son discours de Marseille dimanche le premier temps fort de sa campagne.

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