François Hollande nomme Jean Marc Ayrault premier Ministre. Pas de surprise.

  • Par prodduck
  • Le 2012-05-15 17:34:23
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Son nom revenait pour Matignon dans la presse dès l'élection de François Hollande tant les deux hommes sont proches, humainement et politiquement. Jean-Marc Ayrault devient donc, à 62 ans, le Premier ministre de François Hollande. Le député PS est le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale depuis 1997 et le maire de Nantes depuis 1989.

Biographie de Jean Marc Ayrault :


Aîné d'une famille de cinq enfants, il est né le 25 janvier 1950 à Maulévrier, dans le Maine-et-Loire, d'un père ouvrier et d'une mère femme au foyer. Issu d'une famille catholique, il adhère très tôt à des mouvements politiques de jeunes chrétiens. Il rejoint le Parti socialiste en 1972, au lendemain du congrès d'Epinay. Il obtient ensuite une licence puis le CAPES d'allemand. Il exerce le métier de professeur d'allemand de 1973 à 1986, ce qui en fait un germanophile précieux pour le nouveau président de la République. Jean-Marc Ayrault a depuis des mois conseillé le candidat François Hollande sur les questions franco-allemandes.

En 1977, à 27 ans, le nouveau Premier ministre devient le plus jeune maire de France d'une commune de plus de 30.000 habitants en remportant la municipalité de Saint-Herblain, en Loire-Atlantique. Il renonce à ce poste en 1989 pour se présenter à la mairie de Nantes.

Sa carrière nationale débute en 1986, quand il est élu député de Loire-Atlantique, un poste qu'il occupe toujours en 2011 pour une septième législature consécutive. Brillamment réélu dans sa circonscription en 1997, il est nommé président du groupe PS à l'Assemblée nationale. Bourreau de travail, il fait l'unanimité auprès de ses collègues socialistes. Sa réélection en 2007 est moins unanime, les députés socialistes émettant le souhait de voir les cadres du parti se renouveler. Certains de ses détracteurs lui reprochent aussi son manque de charisme et un côté distant, le soupçonnant d'être plus à l'aise dans les réunions de travail que devant un auditoire.

On attribue à Jean-Marc Ayrault souvent la "renaissance culturelle" de Nantes, à l'image de la Folle Journée et du Lieu unique. Il est également à l'initiative d'un réaménagement d'envergure du centre-ville. Son bilan positif lui a permis d'étouffer toute opposition. Il peut s'enorgueillir, fait très rare, d'avoir été réélu en 2001 au premier tour.

En 2007, il annonce très tôt son soutien à Ségolène Royal, au point qu'il est déjà pressenti pour être nommé Premier ministre en cas de victoire. Malgré l'échec, Jean-Marc Ayrault est réélu député pour un septième mandat consécutif. Dans la foulée, il est reconduit à la tête du groupe parlementaire socialiste. A ce poste, qu'il occupe pour la troisième fois, il va jouer un rôle très actif au sein de l'opposition parlementaire en dénonçant les politiques menées par Nicolas Sarkozy et ses gouvernements et en leur proposant des alternatives. Lors des primaires socialistes de 2011, Jean-Marc Ayrault soutient François Hollande, avec lequel il travaille depuis la dissolution de l'Assemblée en 1997. Il participe ensuite activement à la campagne de celui qui va devenir le nouveau président de la République. Son travail est aujourd'hui compensé.

Analyse et critiques :

Les deux hommes semblent faits d’un même bois, dont la persévérance et l’attachement au collectif feraient la qualité. En décidant mardi 15 mai de nommer comme chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault, le nouveau président de la République joue la carte de la complicité pour entamer son mandat et mener la bataille des législatives.

Les deux têtes de l’exécutif se connaissent parfaitement pour avoir partagé depuis des années les mêmes combats. En 1997, lorsque Lionel Jospin devient le premier ministre de cohabitation de Jacques Chirac, l’hôte de Matignon a besoin d’hommes de confiance placés à des postes stratégiques pour mener sa politique.

Tandis que François Hollande prend en main le parti socialiste, le député de Loire-Atlantique et maire de Nantes est élu à la présidence du groupe à l’Assemblée nationale qui ne dispose que d’une majorité relative et doit composer avec les communistes. Les deux hommes sont contraints d’abandonner à d’autres ténors socialistes le prestige et la lumière des postes ministériels. À eux la tâche ingrate de tenir la majorité.

Commentaires (1)

1. irrenield (site web) 2012-05-29 06:23:49

C'est ce que je cherchais, merci !

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