Spécial Afghanistan - Revue de presse, chroniques ...

  • Par prodduck
  • Le 2012-05-20 15:55:55
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Afghanistan : Longuet et Copé jugent intenable la position de Hollande - TF1 News

L'ancien ministre UMP de la Défense Gérard Longuet a jugé "intenable" dimanche la position de François Hollande sur un retrait des troupes françaises combattantes d'Afghanistan fin 2012, avec deux ans d'avance sur leurs alliés.
Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a souhaité pour sa part qu'il y renonce. "Honnêtement, c'est une position intenable parce que nous sommes entrés en 2001 du temps de Chirac et de Jospin dans une coalition en Afghanistan, ce qui voulait dire que nous rentrons ensemble et que nous partons ensemble", a dit Gérard Longuet sur RTL. Selon lui, "l'arrêt des troupes combattantes à la fin 2012 est à la fois techniquement difficile, ressenti par nos alliés comme déloyal et décevant pour nos militaires qui ont fait un formidable travail de formation de l'armée afghane, capable désormais de prendre la relève".
Invité sur Europe 1, i>Télé et Le Parisien, Jean-François Copé a estimé qu'il s'agissait d'une "mauvaise décision" prise au nom "d'une promesse de campagne."

Retrait d’Afghanistan : comment Hollande tente d'arrondir les angles - France TV

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François Hollande marche sur des œufs. Le président de la République doit expliquer les modalités de retrait des troupes françaises d'Afghanistan lors du sommet de l'Otan à Chicago, dimanche 20 mai. Avec un objectif double : rester ferme sur sa position, sans pour autant froisser les alliés de l'Otan.  

Convaincu que la mission de la force internationale est terminée, François Hollande s'est engagé lors de la campagne présidentielle à les soldats français d'Afghanistan "en bonne intelligence" avec les alliés de la France, "sans prendre le moindre risque pour nos troupes".

• Rester ferme sur une promesse électorale...

La France a décidé d'accélérer le processus en retirant ses troupes combattantes d'ici la fin 2012, c'est un engagement de François Hollande. Et le nouveau président l'a fait savoir dès son arrivée à Washington vendredi lors d'un entretien avec Barack Obama, affirmant que cette promesse faite pendant la campagne électorale n'était "pas négociable". "J'ai rappelé devant le président Obama que j'avais fait la promesse de retirer nos troupes de combat d'Afghanistan à la fin 2012" a indiqué le nouveau président français à la Maison Blanche.

"Je ne dis pas que le président Obama a adhéré à ce que je lui disais, mais sur ces bases-là, c'est-à-dire une décision de la France, seule, qui ne veut pas faire de leçons à d'autres mais qui veut prendre ses responsabilités, nous pouvons trouver un point d'accord", a ajouté samedi François Hollande à Camp David, lors de la réunion du G8. "Sur l'organisation du retrait, c'est-à-dire, dans l'année 2012, à quel rythme les troupes combattantes rentreront d'Afghanistan, il y aura des réunions tout au long des prochains jours en France (...) avec le ministre de la Défense et les chefs d'état-major", a ensuite précisé François Hollande.

• ... Tout en ménageant ses alliés

La décision de François Hollande n'est pas une surprise pour les membres de l'Otan qui participent à la coalition en Afghanistan. Ces derniers mois, Jean-Yves Le Drian, un proche de François Hollande, nommé mercredi ministre de la Défense, s'est rendu à Washington, Londres et Bruxelles, pour déminer le terrain. Il avait notamment fait valoir à ses interlocuteurs que le calendrier de l'Otan avait déjà été remis en cause par Nicolas Sarkozy, qui avait avancé d'un an le retrait des troupes après la mort en janvier de quatre soldats français. Et Jean-Yves Le Drian a continué sa mission "déminage" samedi au Pentagone son homologue américain, Leon Paneta, le rassurant sur la "solidarité des alliés" en Afghanistan. Pour le ministre français, Chicago sera un "sommet de consensus".

Concrètement, la France compte encore 3 400 soldats et 150 gendarmes en Afghanistan, notamment à Kaboul et en Kapisa (est), au sein de la force internationale (Isaf) d'environ 130 000 hommes. Et François Hollande a fait une concession à la réalité du terrain : il a limité le retrait des forces fin 2012 aux seules "troupes combattantes". Ce qui signifie clairement que tous les soldats français n'auront pas quitté le pays à cette date. "Le retrait logistique est plus long et nécessite aussi de la sécurisation", a indiqué samedi le ministre de la Défense français. Outre le maintien d'un contingent pour des missions de formation de l'armée et de la police afghane, des troupes françaises devraient donc rester en Afghanistan pour protéger le matériel, notamment 900 véhicules et 1 400 conteneurs, et en assurer le rapatriement en bon ordre."Evidemment, cela ne veut pas dire que nous quittons la coalition mais que notre présence sera différente", a répété Jean-Yves Le Drian. 

Garder une présence en Afghanistan sans être directement exposé au front, c'est le compromis choisi par la France. D'autant que le contingent français n'est pas une force majeure (3 400 hommes sur 130 000) au sein de l'Isaf. Avant la France, les Pays-Bas en 2010, ou le Canada en 2011, ont déjà retiré leurs troupes, et les Etats-Unis s'apprêtent à rapatrier 23 000 hommes durant été 2012.

FTVi avec AFP

Chronique - Le grand désaccord !

Dans son traité sur la Guerre, Carl Von Clausewitz écrivait : « La guerre n’est pas un acte politique en soi, mais plutôt un instrument, le prolongement d’une démarche politique, une autre façon de poursuivre un même objectif par d’autres moyens ». Si dans le cadre d’une guerre conventionnelle, comme celles que connu l’Europe au cours des 19ème et 20ème siècles, cette définition conserve tout son sens, il semblerait cependant que dans le cadre d’une guerre comme celle qui fait rage aujourd’hui en Afghanistan, l’un des théâtres majeurs de la guerre globale contre le « terrorisme » (bien qu’aujourd’hui on ne parle plus de GWT : Global War on Terrorism mais de COIN : Counter Insurgency), la guerre obéisse à d’autres règles qui, à défaut de servir un agenda politique précis, crées un vide que rien ne vient combler d’autre que la désillusion, le rejet et le spectre d’un cuisant échec politique pour un Occident qui croit encore à l’universalité de ses valeurs.

Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001, le monde entier semblait approuver l’intervention de l’armée américaine et sa croisade contre le terrorisme, al Qaeda et les Talibans. La population afghane, dans sa très large majorité, accueillait à bras ouverts les forces armées étrangères et voyait en ses fiers soldats des libérateurs. Les Talibans, très vite, n’ont plus représenté qu’un petit groupe d’irréductibles en déroute, réfugiés dans les tréfonds de la zone tribale entre l’Afghanistan et le Pakistan. En 2002, les combats n’affectaient guère plus que 10% du territoire, la victoire semblait alors imminente.

Huit ans plus tard, les forces armées internationales, environ 100 000 hommes provenant de 41 nations différentes, se battent toujours en Afghanistan et, malgré leur indiscutable suprématie technologique, s’embourbent et se dirigent tranquillement vers ce qui ressemble de plus en plus à une défaite, si ce n’est militaire, du moins politique. Il peut paraître péremptoire d’avancer une telle affirmation. Pourtant, le constat est là, terrible, pénible. Après huit ans de lutte, non seulement l’opposition armée n’a pas été vaincue, anéantie, mais encore a-t-elle progressé au point de représenter une menace sérieuse sur plus de 60% du territoire, de perturber le développement économique, de défier l’autorité gouvernementale et d’infliger des pertes quotidiennes aux forces armées afghanes et internationales. L’avenir paraît si sombre que bien des Afghans tentent de fuir leur pays par tous les moyens. La désillusion est si grande que bien des Afghans regrettent le temps des soviets. Comment les nations occidentales, qui disposaient de nombreux atouts stratégiques, ont-elles pu se fourvoyer à ce point ?

France Soir titrait "UE : Hollande et Merkel en désaccord sur l'Afghanistan".

« Le principe qui vaut pour le gouvernement allemand est: nous sommes entrés ensemble [en Afghanistan], nous sortirons ensemble », a déclaré la chancelière devant les députés allemands, dans un discours évoquant le sommet de l'Alliance atlantique à Chicago les 20 et 21 mai. Ce sommet, l'un des premiers rendez-vous internationaux du nouveau président français, doit permettre aux différents pays présents en Afghanistan d'établir concrètement, date par date, le programme de retrait progressif des forces armées occidentales pour transmettre le relais au pouvoir afghan.

« La bonne nouvelle, c'est que le processus de passation de responsabilités [aux autorités afghanes] progresse, comme nous l'avions prévu », a par ailleurs soutenu Angela Merkel. L'Allemagne est le troisième pourvoyeur de troupes au sein de la force internationale sous direction de l'Otan, après les Etats-Unis et le Royaume-Uni.


Hollande arrivera-t-il à faire accepter à Merkel le retrait des troupes en Afghanistan ? A suivre ...

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